« Cette prise en charge directe de nos bébés prématurés, sans avoir à les envoyer à l’autre bout de Paris, c’est un vrai progrès pour les mamans du quartier, qui vivent souvent dans des conditions sociales difficiles! » s’enthousiasme-t-on à Lariboisière. Ces bébés particulièrement fragiles sont accueillis dans le service de gynécologie-obstétrique du professeur Emmanuel Barranger, qui dispose de 6 places et d’équipements de dernière génération (incubateurs, berceaux chauffants) pour diminuer au maximum les facteurs de stress et en favorisant leur bien-être.
Plus de 2 500 enfants naissent chaque année à la maternité de Lariboisière sur les 35000 qui voient le jour dans l’une des 15 maternités de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, soit une naissance sur cinq en Ile-de-France, et plus d’une sur deux dans Paris intra-muros. Avec l’ouverture de cette unité de néonatologie à Lariboisière, le nombre des maternités de type IIA, — celles qui possèdent ce type de service —, passe à cinq (après Saint-Antoine, Tenon, la Pitié-Salpêtrière et Bichat), venant ainsi compléter l’offre de soins de l’AP-HP en matière de prise en charge de la mère et de l’enfant pour les quartiers du centre-nord de Paris.
En trente ans, le taux
de la prématurité a explosé
Il y a également huit maternités de type IIB et III, qui proposent des soins intensifs en néonatologie ou une réanimation néonatale pour les grands prématurés, comme, intra-muros, Trousseau, Cochin, Saint-Vincent-de-Paul, Robert Debré ou encore Necker-Enfants malades. Et les besoins sont grands : dans la région parisienne, le taux de la prématurité a explosé passant de 3, 9% il y a trente ans à 6,6% des naissances aujourd’hui. Un phénomène qui s’explique par la montée de la précarité, de plus en plus importante en Ile-de-France, laquelle est pointée comme l’un des principaux facteurs de risques.



