Actualité sur la prématurité
La journaliste Karin Kotsoglou a écrit un guide pour aider les parents d’enfants prématurés. Elle a vécu elle-même l’expérience d’accoucher trop tôt. Explications et adresses utiles.
Arthur a 13 ans. Brillant élève, il se porte très bien. Son départ dans la vie a été difficile: il est né prématurément. Sa maman, Karin Kotsoglou, a accouché lors de sa 31e semaine de grossesse, soit à moins de huit mois. Journaliste, elle signe aujourd’hui L’enfant prématuré (Ed. Favre), qu’elle lui dédie. «J’ai voulu transmettre la masse d’informations dont j’ai hérité au fil des ans.»
Son ouvrage est rédigé comme un guide pratique, enrichi de conseils bibliographiques et de témoignages de parents. «Chaque parcours est différent, mais il y a des étapes auxquelles on n’échappe pas.» La séparation immédiate d’avec son bébé après l’accouchement, par exemple. L’auteure lausannoise se souvient de la dureté de certains moments. Treize ans après, l’émotion la gagne encore. «Je suis devenue maman du jour au lendemain sans avoir eu le temps de m’y préparer vraiment. Quitter la maternité sans mon fils, qui était entre les mains des médecins, rentrer à la maison sans lui et devoir faire face aux voisins, c’était très difficile. Je n’y croyais pas, j’avais l’impression d’avoir rêvé, c’était irréaliste.»
Association Né trop tôt
Association kangourou
L’enfant et l’hôpital
Intervalle, pour loger les parents d’enfants hospitalisés à Lausanne
Fondation Profa, consultations conjugales
Les causes sont complexes
• Les causes d’un accouchement prématuré sont complexes et pas toujours explicables. La prévention est donc difficile et la culpabilité des femmes importante. Parmi les facteurs à risque, le tabac, l’alcool, les chocs.
• Un accouchement prématuré est généralement précédé de signes (contractions utérines, crampes abdominales, sensation que bébé pousse vers le bas ou de malaise, rupture de la poche des eaux…).
• Le gynécologue peut parfois mettre en œuvre des mesures pour retarder l’accouchement.
• Près de 10% des naissances sont prématurées dans les pays industrialisés.
• Il y a trois degrés de prématurité: les prématurés (naissance entre 32 et
36 semaines), les grands prématurés (naissance entre
28 et 32 semaines) et les prématurés extrêmes (naissance avant 28 semaines).
• Un bébé né prématurément est pris en charge immédiatement après l’accouchement par une équipe néonatale. Une fois examiné et stabilisé, il est placé dans une couveuse, dans une unité dite ultra-médicalisée, où il est nourri par une sonde gastrique. Il a besoin de 15 à 22 heures de sommeil quotidien.
• La méthode kangourou, possible lorsque l’état de santé du bébé est stable, consiste à l’accueillir contre sa peau, à l’intérieur d’un vêtement. Elle permet aux parents un premier contact affectif avec leur enfant, dont ils ont été séparés à la naissance.
• 95% des prématurés ont un développement aussi harmonieux que celui des enfants nés à terme. Les autres gardent des séquelles de la prématurité.
source : http://www.cooperation-online.ch/troptot
On a encore souvent l’image de ces services de néonatalogie des années soixante-dix, illuminés comme des stations spatiales,
entièrement vitrés, résonnant d’alarmes et peuplés de petits prématurés écartelés dans leurs couveuses. Univers blanc aseptisé, personnel entièrement tourné vers la technologie… Aujourd’hui, tout a changé. Le bébé est une personne et le prématuré aussi… Pour diminuer son stress, chaque enfant a – au CHA du moins – une chambre individuelle où la lumière est savamment dosée. L’obscurité du départ est peu à peu levée, au fur et à mesure du développement de l’enfant.
sources : http://fr.news.yahoo.com/67/20110120/ten-dany-boon-sarah-pesait-moins-d-un-ki-3f728ab.html
Au mois de mars 2010, c’est en catastrophe que Dany Boon quittait le tournage de Rien à déclarer pour rejoindre son épouse Yaël qui, avec trois mois d’avance, allait accoucher du bébé qu’elle attendait. Or si, à l’époque, Dany Boon n’avait rien laissé transparaître de l’inquiétude que sa femme et lui ont ressentie, elle était bien réelle. « Sarah pesait moins d’un kilo. Elle est restée trois mois à l’hôpital. J’ai découvert l’univers impressionnant de la néonatalogie » a-t-il confié à l’hebdomadaire.

Grands prématurés
La chronique de Nadia
Grâce à quelques initiatives personnelles, émanant de professionnels, d’associations, mais surtout de parents, le Net est une mine d’infos et surtout un véritable réseau d’entraide pour les parents de bébés prématurés.
Anatole
Je voudrais d’abord parler d’Anatole : c’est un blog et surtout un site de vente de vêtement et de cadeaux de naissance pour les grands prématurés. A l’origine de cette initiative, il y a Pascale, maman de deux enfants dont un très grand prématuré né à 5 mois et 10 jours de grossesse. C’est cette épreuve, aujourd’hui surmontée, qui lui a donné l’idée et l’envie de permettre aux parents d’habiller leurs enfants. Et ça, c’est pas si anodin que ça n’y paraît.
Thomas nous en avait parlé il y a quelques semaines : les médecins et les parents s’accordent à dire que c’est très important d’habiller les bébés prématurés pour se sentir parents comme tous les autres. Pour Pascale, il est important de « faire des choses de mamans, l’habiller, le déshabiller, chercher le deuxième chausson qui a disparu » et « le vêtement est comme un câlin contre la peau » déposé avant de quitter l’hôpital. Le lien peut passer par des choses aussi simples que ça.
Mais ce ne sont pas n’importe quels vêtements : ce sont des vêtements tout petits à partir de 28 cm (quasi impossibles à trouver dans le circuit traditionnel), des vêtements qui s’ouvrent facilement pour ne pas trop manipuler le bébé, pour ne pas entraver l’équipement médical. Voilà ce qu’on peut trouver sur son site.
Sur son blog, on retrouve surtout des épisodes vécus et des conseils. Elle explique par exemple comment s’habiller pour rendre visite à son bébé. Là encore, ça a l’air anodin, mais non ! Parce qu’on ne sait pas forcément qu’il faut éviter les chaussures à talons qui font du bruit et qui peuvent être assourdissants pour les bébés, qu’il faut penser à enlever bagues et bijoux, ne pas mettre de parfum… Elle explique également qu’elle appréciait que ses proches parlent de sa fille en l’appelant par son prénom, et pas en disant « la petite ». Entendre le prénom de sa fille l’inscrivait dans la société, dans la famille et cela l’aidait à garder à l’esprit que son bébé, né prématuré, luttait pour exister et qu’elle pouvait l’aider pour ça.
Ce site est vraiment formidable, et Pascale est une interlocutrice très disponible qu’il ne faut pas hésiter à contacter, via son blog ou son site, pour avoir des détails, des infos, des conseils.
La toute première boutique distributrice des articles d’anatole est en effet à Rouen. Un petit bijou de lumière et de douceur idéalement situé Place des Carmes, j’ai nommé, taddaaaaaam ! Bébé Planète, Le Monde Naturel d’Ylwena, dont je vous laisse découvrir la gamme de produits et les atelier…s.
Et comme à… Rouen un bonheur ne vient jamais seul, Radio HDR diffuseAfficher la suite
Le témoignage de parents d’enfants prématurés dans cette émission est toujours très importante pour faire connaître la prématurité et l’amour que nous portons à nos enfants même dans ces moments difficile, l’idéal serai une famille avec un enfant près de sa sortie de l’hopital et si possible avec une fratrie…
Michel
En plaçant les enfants prématurés dans un environnement le plus proche possible du milieu utérin et en stimulant leurs réflexes, des médecins de Glasgow espèrent favoriser leur développement moteur et cérébral.
Une naissance prématurée laisse souvent des traces dans le développement psychologique, intellectuel et moteur d’un enfant : entre un tiers et la moitié des grands prématurés -nés après seulement 25 semaines de gestation- gardent des handicaps plus ou moins importants, tels que troubles du langage, déficit visuel, troubles de la marche… Ces séquelles dépendent du degré de prématurité, mais aussi de la qualité des soins dispensés au nouveau-né. Or si d’énormes progrès ont été réalisés dans ce domaine, leurs résultats ont été avant tout de faire vivre des bébés nés de plus en plus prématurément, au détriment de leur développement ultérieur. Pourtant, certaines équipes s’efforcent de créer des conditions favorables pour compenser la brièveté de ce séjour dans l’utérus. C’est le cas au Queen Mother’s Hospital de Glasgow, où une approche particulière est mise en oeuvre, avec des résultats apparemment positifs.

Comment parents et médecins peuvent-ils deviner parmi les bébés prématurés ceux qui développeront de sérieuses complications et devront être transférés en unité de soin spécialisée ?
Selon l’article des Drs S. Saria et D.L. Koller de l’Université de Stanford à Stanford et collaborateurs, paru dans Translational Medicine du 8 septembre 2010, un nouvel outil de prédiction des risques utilise les données enregistrées en routine à l’hôpital lors des trois premières heures de la vie du bébé pour calculer la probabilité d’apparition de maladies, d’infections et de problèmes cardiaques quelques semaines plus tard.




Dany Boon : « Sarah pesait moins d’un kilo » Agrandir la photo 
